Je profite ici du message que m'a envoyé Claudine Citron en réaction au texte posté précédemment, "Conflits et puissance". Cela me permet d'approfondir ma pensée, en lui répondant. Merci Claudine, pour cette réaction.
J'augmente aussi la taille de la police et la couleur du texte car on m'a fait remarquer que les textes n'étaient pas bien lisibles.
Nous parlions de conflits : il est exact qu'il existe d'autres rapports entre les êtres, Dieu merci, mais il semble que celui-là soit quelque peu "dominant", justement...
Je ne doute pas du fait que le citoyen soit capable de s'exprimer, quand il le veut et quand il le peut, quand on lui en laisse la possibilité, mais je crois qu'il serait naïf de penser que ce que nous donnent à voir tous ces citoyens qui s'expriment, justement, sont les besoins fondamentaux dont vous parlez (manger, boire, dormir, aimer...).
Parler de "déviance", comme vous le faites, en matière de désir d'appartenance, de désir de possession, de propriété, d'expression de son identité contre celle des autres, c'est un peu comme dire que l'expression de l'inconscient est une déviance. Et puis une déviance par rapport à quoi ? ...
Vous dites aussi que chaque être de la planète pourrait avoir accès à ce que vous définissez d'autorité comme les besoins fondamentaux de chacun et de chacune, si "nous" le décidions. Qui est ce Nous ? Vous, votre groupe d'appartenance ? Une sorte de groupe de décideurs idéal et juste ?... Mais idéal et juste pour qui ? Pourquoi serait-il le mieux fondé à décider qu'un autre ?
J'espère que vous n'êtes pas choquée par mes réflexions, mais je me fais en quelque sorte l'avocat du Diable, pour montrer que rien n'est simple, rien ne peut être réduit à des pensées sans arrières-pensées, en particulier dans un conflit de la nature de celui qui oppose Israël et les Palestiniens. Mais on pourrait donner des centaines d'autres exemples. Toutes les revendications et raisons, explications, pommes de discorde d'un conflit, interne ou international, plongent le plus souvent dans des circonstances et dans un passé à la fois immémoriaux et très récents, très douloureux, souvent inventés ou purement "construits" (comme on dit aujourd'hui à l'université...), certes, mais néanmoins auquel chacun de son côté croit dur comme fer, et pour lesquels il ou elle est prêt à se battre à mort, à sacrifier sa vie ou celle de ses enfants, etc. C'est cela, le fondement de l'existence et de l'action, aussi. Je crois qu'il ne faut jamais l'oublier, et nous n'avons qu'à remonter le temps et la littérature, de tous les temps et de tous les lieux, pour nous rafraîchir la mémoire... Hélas.
J'augmente aussi la taille de la police et la couleur du texte car on m'a fait remarquer que les textes n'étaient pas bien lisibles.
Nous parlions de conflits : il est exact qu'il existe d'autres rapports entre les êtres, Dieu merci, mais il semble que celui-là soit quelque peu "dominant", justement...
Je ne doute pas du fait que le citoyen soit capable de s'exprimer, quand il le veut et quand il le peut, quand on lui en laisse la possibilité, mais je crois qu'il serait naïf de penser que ce que nous donnent à voir tous ces citoyens qui s'expriment, justement, sont les besoins fondamentaux dont vous parlez (manger, boire, dormir, aimer...).
Parler de "déviance", comme vous le faites, en matière de désir d'appartenance, de désir de possession, de propriété, d'expression de son identité contre celle des autres, c'est un peu comme dire que l'expression de l'inconscient est une déviance. Et puis une déviance par rapport à quoi ? ...
Vous dites aussi que chaque être de la planète pourrait avoir accès à ce que vous définissez d'autorité comme les besoins fondamentaux de chacun et de chacune, si "nous" le décidions. Qui est ce Nous ? Vous, votre groupe d'appartenance ? Une sorte de groupe de décideurs idéal et juste ?... Mais idéal et juste pour qui ? Pourquoi serait-il le mieux fondé à décider qu'un autre ?
J'espère que vous n'êtes pas choquée par mes réflexions, mais je me fais en quelque sorte l'avocat du Diable, pour montrer que rien n'est simple, rien ne peut être réduit à des pensées sans arrières-pensées, en particulier dans un conflit de la nature de celui qui oppose Israël et les Palestiniens. Mais on pourrait donner des centaines d'autres exemples. Toutes les revendications et raisons, explications, pommes de discorde d'un conflit, interne ou international, plongent le plus souvent dans des circonstances et dans un passé à la fois immémoriaux et très récents, très douloureux, souvent inventés ou purement "construits" (comme on dit aujourd'hui à l'université...), certes, mais néanmoins auquel chacun de son côté croit dur comme fer, et pour lesquels il ou elle est prêt à se battre à mort, à sacrifier sa vie ou celle de ses enfants, etc. C'est cela, le fondement de l'existence et de l'action, aussi. Je crois qu'il ne faut jamais l'oublier, et nous n'avons qu'à remonter le temps et la littérature, de tous les temps et de tous les lieux, pour nous rafraîchir la mémoire... Hélas.